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12 / 07 / 2024
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Lacépède 2 : Écriture et mise en images

16 / 06 / 2023 | Jean-Claude Rolland | Frédérique Laute

Dans le cadre des projets en partenariat avec la direction des affaires culturelles de la ville d’Epinay-sur-Seine, en partenariat avec la Maison du Théâtre et de la Danse (MTD), une action d’atelier d’écriture, de mise en voix et en images ...

Action culturelle autour du spectacle Lili de la nuit à l’aube , de la compagnie Echos Tangibles

Action avec la classe de CM2 de Mme Mélissa DENUEL, école Lacépède 2

Texte écrit par la classe avec la collaboration de l’autrice Lola Molina ainsi que le court métrage réalisé avec l’aide de l’artiste Kimiko Kitamura.

Il était une fois, un matin d’automne. Je ne vois personne dans la rue. Vide, personne, le silence total.

Je commence à m’inquiéter. C’est quand même étrange pour un matin comme ça. Il pleut, je ne vois pas les panneaux puisqu’il y a du brouillard. Toutes les routes sont inondées. J’ai la chair de poule. Je ne comprends pas ce que j’ai raté. Il est 10h30. On est samedi 30 octobre.
Ah ! J’ai oublié de me présenter : Louna, 12 ans, et je vais vous raconter ce que j’ai vécu.

Ce soir-là, quand mes amies m’appellent pour manger un morceau, je descends de chez moi alors qu’il fait un temps terrible. J’appelle mes amies, ça coupe ! Bizarre, c’est comme si elles avaient raccroché. Je les rappelle mais il n’y a plus de réseau à cause de la tempête. Je tombe sur un homme, je lui demande s’il peut me prêter son téléphone, il accepte, j’appelle les filles. Elles me répondent bizarrement, elles semblent connaître cet homme car elles l’appellent Mathéo. Bizarre ! Je regarde attentivement son visage, il me semble familier... C’est alors qu’un véhicule mystérieux s’arrête devant moi, on me pousse à l’intérieur. Je vois les filles dans cette voiture, elles ne sont pas comme d’habitude, elles me dévisagent. Je demande où nous allons. Personne ne me répond.

C’est maintenant l’hiver. C’est un jour glacial. De la neige tombe, les arbres n’ont plus de feuille. De loin, je vois des enfants faire des bonhommes de neige...
Les ravisseurs m’ont attachée, enfermée dans une grande salle et à force de les écouter, j’ai fini par comprendre les raisons de mon enlèvement...
Mes parents seraient en fait des criminels qui ont gagné beaucoup d’argent en faisant de mauvais coups. Tous les jours, les malfaiteurs me posaient beaucoup de questions. Ils voulaient savoir quel était le code, où était cachée la clé de la maison et si je savais ce qu’il y avait dans le coffre. Je me demandais pourquoi ils me posaient toutes ces questions mais je finis par leur donner ce fichu code en espérant pouvoir sortir rapidement. Je n’avais pas le choix !

Dès qu’ils ont eu connaissance du code. Ils sont partis en courant. Je me suis retrouvée seule avec tout de même la sensation étrange qu’on continuait à m’espionner. Et en effet, un homme est sorti de la pénombre, il pèle une pomme et jette son couteau par terre. J’ai réussi à le saisir, à me libérer en le poignardant. En sortant du bâtiment, je croise des gendarmes qui passaient par là, je leur fais signe de me suivre et je leur explique mon histoire. Ils m’escortent jusque chez moi et surprennent trois personnes qui essayent d’ouvrir le coffre. Le trio ne comprend vraiment pas comment j’ai pu arriver ici ! Ils se font arrêter. Je les suis au commissariat. En arrivant, les gendarmes cherchent mon dossier mais ne trouvent rien au sujet de ma disparition.

Comment est-ce possible ? Personne ne m’a recherchée toutes ces semaines ? Pourquoi ? Je commence à leur raconter tout ce que j’ai pu entendre lors de mon kidnapping sur l’identité de mes « parents »...

En ce jour de printemps, un vent léger souffle sur toute la ville. Les feuilles des arbres s’agitent sous le regard du soleil qui brille. Après l’épisode du commissariat, j’ai découvert que ceux que je pensais être mes vrais parents étaient en fait recherchés par la police pour enlèvement et vols.
Je comprends mieux pourquoi je ne me suis jamais sentie à ma place dans cette famille. En plus, celles que je pensais être mes amies ont toujours été jalouses de moi et en voulaient à l’argent de la famille. Mathéo était agent d’entretien au collège et avait été manipulé par les filles en rêvant de gagner beaucoup d’argent.
Grâce aux investigations des policiers, j’ai retrouvé ma vraie famille. Leurs identités étaient dans ce fameux coffre, toutes ces années !

La classe de CM1-CM2 de l’école Lacépède 2